J'écoute : le vent, la pluie et les oiseaux
Je regarde : à travers le miroir
Je lis : des pages blanches
Je joue : à faire semblant
Je mange : parfois sans faim
Je bois : à la source
Je cite : ceux qu'on écoute pas
Je pense : -bête
Je rêve : que je rêve
(mis à jour lundi 9 novembre 2009 à 19:06)

16/12/2009

16/12/09 - 23:27

Naissance d’un jardin. (19)


Rayonnement des proportions corps humain / Φ.

Si nous prenons comme étalon 69.85cm, qui est l’espace nécessaire à un homme pour pivoter sur lui-même sans éprouver de gêne, nous pouvons créer une échelle de valeurs Phi (Φ) en multipliant cette valeur par 1.618… Nous obtenons ainsi une seconde valeur de:
69.85 x 1.618 = 113.01 (premier cercle sur le dessin)
puis une troisième:
113.01 x 1.618 = 182.86 (deuxième cercle)
et une quatrième :
182.86 x 1.618 = 295.87 (troisième cercle)
la cinquième :
295.87 x 1.618 = 478.72 (quatrième cercle)

Nous obtenons la suite : 69.85 / 113.01 / 182.86 / 295.87 / 478.72

Voyons si nous avons bien une suite de Fibonacci:
69.85 + 113.01 = 182.86
113.01 + 182.86 = 295.87
182.86 + 295.87 = 478.73

Nous obtenons bien les mêmes résultats. Le Nombre d’Or Φ n’étant pas un nombre fini, les résultats de sa multiplication diffèrent forcément par rapport aux additions de la suite de Fibonacci. Mais je le rappelle, ce n’est pas la précision du chiffre qui mène à l’harmonie mais le principe avec lequel elle est élaborée.

A demain… ou pas!

P.S.: Plus couramment utilisé, le mètre est la dix millionième partie d'une moitié de méridien terrestre ou encore pour ceux qui aiment la précision, c’est la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1⁄299 792 458 seconde. Autant vous dire que son origine est très éloignée du corps humain, c’est la raison pour laquelle je n’utilise pas ses rapports dans mes jardins :-)

14/12/2009

14/12/09 - 19:50

Naissance d’un jardin. (18)



L’homme au centre du jardin.

Si nous regardons le croquis retenu, la contrainte majeur du jardin, comme dans la plupart des cas d’ailleurs, réside dans la présence de celui pour qui il est conçu, à savoir l’homme. Un jardin n’est pas naturel et ne peut pas l’être, puisque s’il l’est, c’est que nous sommes forcément en présence de la Nature à l’état pure. Donc un jardin n’a de sens que s’il est conçut en premier lieu pour que nous puissions y accéder, y circuler, y être. C’est pourquoi j’utilise une clé harmonique Phi correspondant à l’homme afin de faciliter ses mouvements dans le jardin, mais aussi son regard, sa sensibilité aux couleurs et aux formes, à son sens olfactif et celui de son touché, bref, une clé ajustée à sa propre perception du monde qui n’a rien à voir avec celle d’une fourmi, par exemple. Allez à Versailles, placez-vous dos au château dans l’axe principal et vous comprendrez très vite que Le Nôtre n’a pas dessiné les jardins pour la fourmis qui est à vos pieds!
Pour établir cette clé, le Modulor du Corbusier reste un outil très efficace. Ainsi nous pouvons établir à l’emplacement même du Gnomon une dimension première, en quelque sorte le ‘I’ de la suite de Fibonacci. Imaginez ainsi à la place du Gnomon, un homme debout. Si vous devez tracez un cercle autour de lui, le diamètre idéal de celui-ci serait de 69.85...cm.
Bien entendu, placer l’homme au centre du jardin ne veut pas dire prendre toute la place, les autres acteurs entrerons en scène très prochainement.

A demain… ou pas!

P.S.: Le Corbusier a simplifié en arrondissant 69.85cm à 70cm. Aujourd’hui, l’avantage avec les ordinateurs, c’est que l’on peut sans problème travailler avec des précisions d’horlogers suisses :-)

13/12/2009

13/12/09 - 19:42

Naissance d’un jardin. (17)


Après les maths, entrée en scène de la géobiologie.

Après la parenthèse ‘Nombre d’Or’ nous voici à l’étape de la création de notre partition sur laquelle va se construire le jardin. Et pour commencer, comme avec la suite de Fibonnaci, il nous faut un point de départ. Et c’est là qu’entre en scène le Gnomon. Nous allons donc utiliser ce point comme départ de notre canevas géométrique tout en utilisant la clé harmonique Phi. Ah! Oui, je n’avais pas encore donné l’explication de l’emplacement du Gnomon. En fait c’est très simple: l’intuition!
C’est en lisant le livre de Blanche Merz ‘Hauts-lieux Cosmo-telluriques en Suisse’ que j’ai commencé à m’intéresser aux énergies des lieux. Très vite passionné, je me suis mis à appliquer ces principes et les résultats obtenus au fil des expériences n’ont fait qu’accroître le plaisir à les intégrer dans les jardins. Le Gnomon est ainsi placé à un endroit trouvé intuitivement en rapport avec les énergies du lieu. Dans le cadre de notre jardin, il existe en fait deux entrées énergétiques assez puissantes. L’une montante, l’autre descendante. J’ai choisi l’énergie descendante pour l’emplacement du Gnomon.
Je n’expliquerais pas ici la Géobiologie, mais pour ceux que ça intéresse le site http://www.lieudevie.ch de l’Institut de Recherche en Géobiologie – Lausanne, fondé par Blanche Merz, est certainement l'une des meilleures références.

A demain… ou pas!

P.S.: j'ai reçu l'autre jour un message concernant mes articles via la boite de dialogue que j'ai effacé bêtement en cliquant au mauvais endroit :-( Donc comme je n'ai pas eu le temps de voir par qui, mes excuses pour ne pas avoir pu lui répondre...

13/12/09 - 00:21

Naissance d’un jardin. (16)


La suite de Fibonacci en mouvement.

Le Nombre d’Or, comment ça marche (5)
Sans entrer ici dans le détail, une des particularités de la suite de Fibonacci réside dans le rapport entre un nombre de la suite et son suivant qui tend inéluctablement vers le Nombre d’Or:
1 / 1 = 1
2 / 1 = 2
3 / 2 = 1.5
5 / 3 = 1.666…
8 / 5 = 1.6
13 / 2 = 1.625
21 / 13 = 1.615…
34 / 21 = 1.619…
55 / 34 = 1.617…
89 / 55 = 1.618…
144 / 89 = 1.617…
233 / 144 = 1.618…
377 / 233 = 1.618…
610 / 377 = 1.618…
987 / 610 = 1.618…
etc…

Et c’est cela qui est véritablement intéressant dans le Nombre d’Or, c’est qu’il est à l’origine d’un rapport. C’est précisément ce rapport qui est la clé harmonique de la géométrie du futur jardin. Et ce que j’aime nommer en toute simplicité la clé harmonique, les bâtisseurs de cathédrales l’on appelé ‘La Divine Proportion’.

L’architecte Le Corbusier a, selon ce même principe et cette même clé harmonique, élaboré le Modulor, un système simplifié d’application au corps humain. Voici quelques rapports:
226 / 140 = 1,61
183 / 113 = 1,61
113 / 70 = 1,61
70 / 43 = 1,62
Pour plus de détails: http://www.lenombredor.free.fr/modulor.htm

A demain pour la suite du jardin… ou pas!

P.S.1 : Tentez l’expérience: divisez votre taille par la hauteur de votre nombril. Vous verrez, vous aussi vous êtes un exemple de Divine Proportion :-)
P.S.2 : Je ferme ici la parenthèse théorique sur le ‘Nombre d’Or’, dès maintenant on passe à l’application concrète.
P.S.3 : au hasard des navigations, une page très claire sur la Divine Proportion:
http://lesnoes.over-blog.com/article-27698579.html

11/12/2009

11/12/09 - 22:31

Naissance d’un jardin. (15)


La version très connue du modulor.

Le Nombre d’Or, comment ça marche (4)
L’indice vous a peut-être mis sur la piste car un ordinateur travaille avec un système binaire et le commentaire de ‘toutneuf69’ est très pertinent puisque effectivement en binaire 1+1=10. Vous pouvez faire l’expérience en allant sur la calculatrice des accessoires de Windows, faites le calcul en cochant la case BIN.
Or, la déclinaison de la règle décrite précédemment n’a pas été réalisée à l’aide d’un système binaire, mais avec un système que je qualifierai de primaire dans le sens où il n’a fait usage que d’un seul signe. Ceci est très intéressant pour comprendre que le Nombre d’Or auquel on attribue la valeur de 1.618… n’a cette valeur que dans le système décimal que nous utilisons couramment sans trop nous en rendre compte.
Reprenons donc la déclinaison de notre règle en mode primaire et traduisons-là en mode décimal:
En mode primaire n’importe quel signe fais l’affaire puisque l’on n'utilise rien d’autre que lui-même. Reprenons k:
k
k + k = kk
kk + k = kkk
kkk + kk = kkkkk
kkkkk + kkk = kkkkkkkk
kkkkkkkk + kkkkk = kkkkkkkkkkkkk
kkkkkkkkkkkkk + kkkkkkkk = kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk
kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk + kkkkkkkkkkkkk = kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

La même chose en mode décimal. Remplaçons la valeur k par la valeur 1. Ca nous donne:
1
1 + 1 = 2
2 + 1 = 3
3 + 2 = 5
5 + 3 = 8
8 + 5 = 13
13 + 8 = 21
21 + 13 = 34
Regardez les résultats: 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34...
Pour les connaisseurs, c'est la suite de Fibonacci.

Evidement tout ça ne vous dit toujours pas ou se cache le fameux Nombre d’Or. Mais si je vous fais patienter, c’est que le nombre en lui-même n’est pas le plus important, l’important c’est de reconnaître son principe. Car davantage que le nombre, c’est son principe que je vais utiliser dans la géométrique du jardin.

Suite et fin sur le Nombre d’Or demain… ou pas!

P.S. Devinette : à votre avis, pourquoi la quasi-totalité de l’humanité utilise-t-elle le système décimal plutôt qu’un autre?

10/12/2009

10/12/09 - 23:44

Naissance d’un jardin. (14)


Une version moins connue du modulor.

Le Nombre d’Or, comment ça marche (3)
Poursuivons sur le même principe. Nous avons inventé II en additionnant I et un autre I issus du I premier. Pour inventer la suite, la règle pourrait s’énoncer comme suit: trouver un nouveau ‘quelque chose’ en additionnant le dernier ‘quelque chose’ trouvé, avec son prédécesseur. Ainsi nous obtenons:
II + I = III
(Pour les nuls en math, ne voyez là que des traits et oubliez les chiffres)
Continuons sur la lancée:
III + II = IIIII
Et encore :
IIIII + III = IIIIIIII
Et encore un petit tour:
IIIIIIII + IIIII = IIIIIIIIIIIII
Pas de raison de s’arrêter :
IIIIIIIIIIIII + IIIIIIII = IIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Allez hop un dernier petit tour :
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIII + IIIIIIIIIIIII = IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
…là on commence à comprendre pourquoi les Romains nous on inventé autre chose que des traits pour signifier des résultats d’additions!
Donc je vous en remets une couche:
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII + IIIIIIIIIIIIIIIIIIIII = IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Ce qui est amusant, c’est que l’on peut faire exactement la même chose avec un autre symbole que le trait, prenons par exemple un k :
k
On le reproduit…
k
…et on applique la règle…
k + k = kk
kk + k = kkk
kkk + kk = kkkkk
kkkkk + kkk = kkkkkkkk
kkkkkkkk + kkkkk = kkkkkkkkkkkkk
kkkkkkkkkkkkk + kkkkkkkk = kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk
kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk + kkkkkkkkkkkkk = kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

Bon c’est bien joli, mais le Nombre d’Or dans tout ça? Regardons bien : il est là, sous nos yeux!

A demain… ou pas!

P.S. petit indice: tout ce que vous voyez sur votre écran, lettres, mots, images ou encore pointeur de souris, n’est-ce pas l’interprétation d’une suite de 0 et de 1 faite par votre système d’exploitation afin de vous rendre lisible l'imperceptible? :-)

10/12/09 - 00:00

Naissance d’un jardin. (13)


Du quelque chose à un autre quelque chose.

Le Nombre d’Or, comment ça marche (2)
Quelles sont nos possibilités d’évolution, de création ou de développement avec rien d’autre que ‘I’?
(Rappelez-vous que ‘I’ est juste un trait, représentation symbolique de ‘quelque chose’ et peu importe la chose)
Puisque nous n’avons rien à part lui-même, la première opération possible est de le reproduire, nous obtenons donc ‘I’ et puis un autre ‘I’.
Avons-nous créé quelque chose?
Non, puisque l’on n’a fait que reproduire ce qui existe déjà.
Mais peut-être qu’avec ‘I’ et l’autre ‘I’ nous allons pouvoir créer quelque chose de nouveau?
Après l’avoir reproduit pourquoi ne pas le multiplier?
Essayons : ‘I’ x ‘I’ = ‘I’ …caramba raté!
Les diviser peut-être?
‘I’ / ‘I’ = ‘I’ …zut et re-zut, rien de nouveau sous le soleil à part des ‘I’!
Les soustraire?
‘I’ - ‘I’ = ‘O’ …tient le revoilà celui-là! A part le néant nous voilà pas plus avancé!
Peut-être l’addition?
‘I’ + ‘I’ = … ah! bien là je suis un peu ennuyé, parce que l’adition de deux traits ça nous donne forcément autre chose que le trait lui-même. Mais comment représenter par le symbole cette nouveauté? Faisons comme les Romains en leur époque et allons au plus simple : ‘I’ + ‘I’ = ‘II’ (pas onze évidement mais bien le chiffre romain 2, soit un trait + un autre trait = 2 traits)
Youpie ! Par la simple addition de deux ‘quelque chose’ identiques, nous créons une chose qui n’existait pas avant, soit un nouveau ‘quelque chose’ qui est II.

P.S : Oui je sais, je vous vois venir : ‘I’ + ‘I’ = ‘II’, c’est pareil que ‘I’ + ‘I’ = ‘I’ + ‘I’ et vous avez raison de me dire que finalement nous n’avons pas créé grand-chose de nouveau. Mais attendez la suite et vous comprendrez (ou pas) comment inventer avec ça, le Nombre d’Or…

08/12/2009

08/12/09 - 19:52

Naissance d’un jardin. (12)


Du rien au quelque chose.

Le Nombre d’Or, comment ça marche ?
En premier lieu il faut comprendre que le Nombre d’Or (soit le nombre indéfini 1.618…) serai en lui-même dénué de tout intérêt s’il n’était pas mis en relation avec un autre et en particulier avec le nombre fini 1.

(Petite parenthèse mystique : nous pourrions dire symboliquement que sa relation avec ‘1’ correspondrai à la relation entre l’infini et le fini, entre l’immatériel et le matériel, ou encore entre le néant et le manifesté).

A mon sens la meilleure façon de comprendre cette relation est de retourner à l’origine de sa mathématique.
Pour cela, imaginons que les maths n’existent pas, exit les chiffres et tout le reste. Nous sommes devant une page blanche et nous devons symboliser le ‘rien’ et le ‘quelque chose’, que faisons-nous? Pour le néant, quoi de mieux que le symbole d’un trou, d’un puits sans fond? Tient pourquoi pas un rond? ‘O’ …pas mal un rond pour symboliser le ‘rien’. Adjuger! Voyons maintenant pour le ‘quelque chose’… hmmm je sais pas moi, un truc tout simple, un trait, c’est facile un trait, pas besoin d’être calligraphe pour faire un trait. Allez, adjugé pour le trait ‘1’ !

(Re-Petite parenthèse mystique : ‘1’, ça ne vous rappelle pas quelque chose? Non? ‘1’, c’est juste un trait, une ligne droite pointée vers le ciel … mais oui, le Gnomon! Mais bon je referme vite la parenthèse parce que le Gnomon c’est l’origine de la Géométrie et là je vous fais une démonstration par les Mathématiques, mais bon c’est pas grave, parce qu’au final c’est du pareil au même).

A demain… ou pas !

P.S. : A ne pas oublier pour la suite: je vous rappelle que nous sommes toujours aux origines des maths et donc à par le néant : ‘O’, et le ‘quelque chose’ : ‘1’ sur notre feuille blanche, rien n’existe encore! …ni le 2, ni le 5, ni le 358… non, non, oubliez tout ça! :-)

07/12/2009

07/12/09 - 18:52

Naissance d’un jardin. (11)


Premier résultat de l’étude au Nombre d’Or.

Voici donc, comme promis, la première ébauche du futur jardin réalisé avec l’aide de l’ordinateur. De la sorte, à partir du croquis initial, j’élabore une structure architecturale en tenant compte des relevés de terrain et j’y introduis une rythmique au Nombre d’Or. Je crée ainsi une partition ou un canevas sur lequel je vais pouvoir m’appuyer pour construire le jardin sans jamais sortir du principe des proportions au Nombre d’Or et de ce fait garantir à l’ensemble une parfaite cohérence.

A demain… ou pas !

P.S. : toutes mes excuses à ceux qui attendaient la suite lundi dernier, mais comme je ne fais pas que vivre dans le virtuel, la réalité m’a privé du temps nécessaire à la rédaction. Mais je suis tout de même de retour un lundi :-)

27/11/2009

27/11/09 - 17:53

Naissance d’un jardin. (10)


Juste pour illustrer le PS (le post-scriptum, pas le parti !)

En partant de l’idée exprimée et validée du croquis généraliste, nous pouvons dès à présent mettre en œuvre de manière précise l’élaboration des plans du futur jardin. Pour ma part j’utilise AutoCAD, un logiciel de référence pour l’architecture avec lequel il est possible de travailler simultanément en plan, élévation et 3D. Comme indiqué en chapitre 2 il me parait essentiel de concevoir directement le jardin dans ses 3 dimensions. Est c’est par la 3D que seront établis les plans et les élévations nécessaires à sa construction et non l’inverse, ce qui est souvent le cas. Du charabia ? Pas grave, un dessin valant souvent mieux qu’un long discours je prend le week-end pour introduire dans l’ordi les relevés du terrain et vous verrez le résultat par l’image lundi.

A lundi… ou pas !

P.S. : je me souviens, il y a quelques années, quand je me suis assis sur les marches du Parthénon en quête des mystères du Nombre d’Or, j’ai vu un escargot qui, comme moi les gravissait. Ca me fait sourire encore aujourd’hui :-)

26/11/2009

26/11/09 - 23:13

Naissance d’un jardin. (9)


Palais Impérial de Katsura

Certains l’auront reconnu, 1.618… correspond à ce que l’on appelle le Nombre d’Or. Je ne ferais pas ici un exposé sur le dit nombre, puisqu’il a déjà fait l’objet d’innombrables ouvrages et le net regorge d’informations plus ou moins sérieuses sur lui, mais je pense intéressant de partager ici les raisons pour lesquelles je l’utilise systématiquement dans mes réalisations.
J’ai découvert son principe après la lecture d’un livre devenu assez rare : ‘KATSURA : Ermitage et Jardins – Un moment de perfection’*. C’était il y a 20 ans et la beauté de ce palais impérial japonais avait tout simplement bouleversé mes principes de conception de jardins. Après m’être davantage documenté j’ai découvert que toute l’architecture du palais, y compris ses jardins, était réalisée avec le principe du Nombre d’Or. Chose étonnante, la construction à Katsura du Nouveau Palais (photos ci-dessus) coïncide avec le début des travaux de transformation, par Le Vau et Le Nôtre, du Château de Versailles et de ses jardins, qui eux aussi, mais est-il nécessaire de le mentionner, sont réalisés avec les mêmes principes du Nombre d’Or.
Intrigué et intéressé, plus je me familiarisais avec cet outil qu’est l’utilisation des proportions dites ‘Divines’, plus mon plaisir à découvrir l’infinité de ses combinaisons possibles m’enchantaient et m’enchantent toujours. Ainsi si je devais ne donner qu’une seule raison à son utilisation, je répondrai par un seul mot: le plaisir.

A demain… ou pas !

P.S. : Vous aurez certainement remarqué que, mise à part l’époque de leurs constructions, Katsura et le Château de Versailles n’ont apparemment rien en commun. Et c’est là un des mystères du Nombre d’Or qui, loin d’enfermer l’architecture dans un dogme, au contraire lui ouvre la voie à l’infinité des possibles :-)

*Katsura : Ermitage et jardins - Un moment de perfection (Office du Livre SA, Fribourg (Suisse)

25/11/2009

25/11/09 - 19:20

Naissance d’un jardin. (8)


Les clés du paradis.

Une idée c’est un peu comme un bon vin, il faut la laisser décanter pour en apprécier toute sa valeur. Ainsi après quelques nuits à ne plus y penser et aussi quelques méditations, retrouver ses croquis avec un regard neuf permet d’opérer une validation ou au contraire tout balancer à la poubelle! En ce qui me concerne, j’aime bien l’idée d’un jardin à la géométrie stricte, au carré, d’où émerge une végétation exubérante, joyeuse et festive. Le croquis, qui à ce stade ne fait que rendre compte d’un esprit, d’une direction et d’un style, me semble cohérent et approprié au lieu. Le choix est donc ainsi fait.
Mais valider une idée, ce n’est que choisir un thème sur lequel le paysagiste, un peu à la manière d’un compositeur avec un thème mélodique, va orchestrer géométries, formes, couleurs, végétaux, minéraux… bref, tous éléments susceptibles d’entrer dans une composition pour en faire une symphonie. Or pour harmoniser tout cela, au même titre que le musicien, il va lui falloir une clé. La clé harmonique du futur jardin.

A demain… ou pas !

P.S. : 1,61803398874989484820458683436563811772030917980576286235448622
705260462189024497072072041 …etc.

24/11/2009

24/11/09 - 15:16

Naissance d’un jardin. (7)


Méditation

C’est amusant de constater que dès lors que l’idée prend une forme plus matérielle (et en ce qui concerne ce projet de jardin, la simple forme d’un croquis) les réflexions se concentrent immédiatement sur les contraintes matérielles. Nous sommes encore dans l’immatérialité la plus totale et déjà naissent les limitations d’ordre purement matérielles. Ah ! Que le lâcher prise est difficile ! Restons zen et laissons libre cours, encore un peu, à tous les possibles. Rien n’est encore choisi. Le temps des contraintes viendra bien assez tôt. Pour l’heure je me concentre sur la méditation pure, qui à mes yeux, est une voie royale vers le choix nécessairement unique à opérer d’entre tous les possibles afin d’accéder à l’étape de la matérialisation de l’idée retenue.

A demain… ou pas !

P.S. : «La nature est un temple naturel où l'esprit de l'homme peut facilement s'absorber dans sa méditation, où il peut s'imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.» Reine Malouin (La Prairie au Soleil)

23/11/2009

23/11/09 - 10:29

Naissance d’un jardin. (6)


Une première approche

Après quelques coups de crayons, une première approche d’un futur jardin. Plus qu’à peaufiner l’idée, la triturer pour ensuite la traduire dans sa réalité matérielle.

A demain… ou pas !

P.S. : …la grande difficulté dans une création n’est-elle pas de choisir dans l’infinité des possibilités ? :-)

20/11/2009

20/11/09 - 17:01

Naissance d’un jardin. (5)


une vue Nord-Sud et une autre Sud-Nord

et une vue Ouest-Est et Est-Ouest

Voilà donc à quoi ressemble notre terrain vu des quatre points cardinaux. Une cour intérieure d’une ferme recouverte de gravier-mignonnette formant un rectangle de 14 x 16.50 mètres.
Ne reste plus qu’à laisser venir les idées, les visions, les intuitions. Et dans l’état actuel des choses, une seule règle : pas de limites, pas de contraintes, liberté absolue de la création. Puis sortir les crayons et donner vie à tout ça par quelques esquisses. Juste de quoi ne pas s’ennuyer ce week-end.

A lundi… ou pas !

P.S. : …et le Gnomon dans tout ça ? Allez, je vous révèle un petit secret : le lieu exact a un rapport avec la Géobiologie :-)

19/11/2009

19/11/09 - 17:23

Naissance d’un jardin. (4)


le Gnomon est arrivé!

Voici donc un bout de la surface de la planète Terre, un lieu parmi d’autre qu’une âme humaine s’est mise en quête de modifier au gré de son imagination. Pourquoi cela, me demanderez-vous ? J’avoue que je ne me pose plus vraiment la question. Créer (des jardins en ce qui me concerne) est peut-être la seule chose qui me parait légitime dans ma présence ici et maintenant. Et j’assume consciemment que modifier un environnement implique naturellement l’entière et pleine responsabilité de l’acte. Ceci étant dit, la mise en œuvre peut donc commencer et je pose l’acte fondateur en ce jour du 19 novembre 2009 par un piquet tout droit planté : le Gnomon.

A demain… ou pas !

P.S. : pas de panique, je suis tout à fait conscient que je ne révèle d’aucune manière la clé de l’emplacement exact du dit piquet… mais patience, patience :-)

18/11/2009

18/11/09 - 11:47

Naissance d’un jardin. (3)


Notre bonne vielle planète.

Mais qu’est ce que le Gnomon ? L’architecture contemporaine lui donne à mon sens un rôle assez réducteur de simple ‘style’, à savoir un axe projetant une ombre sur un cadran solaire. Pour ma part il est bien davantage que cela. Je le considère comme un élément essentiel d’où partent et se concentrent toutes les données nécessaires à l’ensemble architectural à construire. C’est par cet axe que tout va naître et se matérialiser. N’oublions pas que ce jardin est avant toute autre chose et pour l’instant qu’une idée puisqu’il n’existe que dans mon imagination. Or, pour matérialiser une idée il nous faut utiliser la géométrie, élément indispensable à la matière. Et pour géométriser il nous faut un point de départ: le Gnomon. Et donc la question qui tue : mais où et comment allons nous placer celui-ci ? Fort heureusement le Big Bang a eu lieu il y a belle lurette et nous a gratifié d’une planète au demeurant magnifique et pour l’heure encore agréable à vivre, et c’est donc sur cette matière-là que nous allons déterminer l’emplacement exacte du Gnomon de notre futur jardin.

A demain… ou pas !

P.S. : Oui je sais, tout ça semble bien théorique, mais patience, bientôt on passe à la pratique :-)

17/11/2009

17/11/09 - 18:37

Naissance d’un jardin. (2)


Le gnomon de l'église Saint-Sulpice, à Paris.

Nous voici donc devant une feuille blanche. Et avant même de reporter sur celle-ci le périmètre d’une quelconque surface disponible pour créer un jardin, une petite précision s’impose: l’élaboration d’un plan ne nécessite que deux dimensions. Or, une géométrie sur un seul plan est limitée dans le sens que, quelle que soit l’architecture projetée, celle-ci ne peut se matérialiser que dans un espace tridimensionnel. Le plan ne permet pas la troisième dimension et donc on risque fort de… rester en plan ! Un jardin, ou tout autre forme architecturale doit être conçue dès le départ dans ses trois dimensions. Une erreur trop souvent rencontrée dans ma modeste carrière de paysagiste, consiste à créer un jardin à partir d’un plan. C’est la catastrophe assurée. Une des clés de la réussite dans la création d’un jardin, ou toute autre forme architecturale, consiste à le concevoir d’emblée dans ses trois dimensions. Pour y parvenir, il nous faut oublier un instant notre feuille de papier pour remonter à l’origine de la géométrie et utiliser sa source première: le Gnomon.

A demain… ou pas !

P.S. : notez que le Gnomon ci-dessus illustré, est quelque peu sorti de l’oubli par le succès du ‘Da Vinci Code’. Mais je vous rassure tout de suite, nul besoin d’un aussi monumental pour notre jardin :-)

16/11/2009

16/11/09 - 17:36

Naissance d’un jardin.


Ainsi pour parler de choses plus universelles, quoi de mieux comme sujet que l’origine des choses elles-mêmes ?
Ah ! Ah ! Nous voici donc au point de départ, au ‘ground zéro’ du commencement. Et comme me voici à la genèse d’un jardin à matérialiser, pourquoi ne pas en profiter pour partager ici le parcours sinueux d’une création ? Car si l’on peut évoquer l’origine des choses c’est forcément qu’elles ont été créées. Sans création, pas d’origine, que du néant. Or si l’on s’en réfère à Michel Serres (dont je me fais volontiers un disciple) on pourrais placer l’origine matérielle de toutes choses dans sa géométrie. Essayez de créer de la matière sans géométrie, vous serrez vite convaincu de sa nécessité ! Donc pour faire naître un jardin, sortons en premier lieu, les crayons et les compas…

A demain… ou pas !

P.S. : je conseil vivement ‘Les Origines de la Géométrie’ de Michel Serres, chez Flamarion, même si je n’y adhère pas forcément dans sa totalité :-)

15/11/2009

15/11/09 - 12:17

le pourquoi du comment du pseudo

Sandokan

Sandokan


Donc pour répondre aux questions récurrentes et mettre fin à toutes polémiques concernant mon pseudo:
1. Non, je ne suis pas le Tigre des Sept Mers. (pour preuve la photo ci-dessus)
2. J’ai pris ce pseudo parce que les autres que j’envisageais étaient déjà pris.
3. J’ai pris ce pseudo parce que j’aime bien sa consonance.
4. Et oui, j’ai pris ce pseudo parce que quand j’étais petit j’en étais très amoureux!

Voilà, mais vous n’en saurez pas plus sur ma vie privée ici puisque je préfère laisser de côté mon ego et tenter de partager des trucs plus universels.

A demain… ou pas !

P.S. : Vous aurez certainement remarqué le verbe ‘tenter’ comme ça, ça me laisse la possibilité d’échouer dans ma tentative :-)